Il y a des trajectoires qui se lisent comme des choix assumés plutôt que comme des hasards. Celle de Marc Olivier Mahan en fait partie. Ivoirien installé en Europe, formé sur les bancs de deux universités françaises réputées, il aurait pu emprunter mille chemins plus discrets. Il a choisi celui de l’engagement. Rien, dans le cursus de Marc Olivier Mahan, n’est laissé au hasard. Un Master en Philosophie Politique décroché à l’Université de Rennes 1 lui donne les outils conceptuels pour penser le pouvoir, la justice et le vivre-ensemble. Un second Master, en Médiation et Gestion des Conflits, obtenu à l’Université de Poitiers, le forme cette fois à l’art délicat de désamorcer les tensions et de construire du dialogue là où d’autres ne voient que de l’affrontement.
À cela s’ajoute une formation en Entrepreneuriat et création d’Entreprise, signe d’un esprit qui refuse de séparer l’idéal du concret : penser le monde, oui, mais aussi le construire. Ce triptyque de formations n’est pas anodin. Il dessine le portrait d’un homme qui a voulu se donner les moyens intellectuels, méthodologiques et pratiques de son ambition : servir une cause qui le dépasse, celle de la justice et de l’égalité des peuples. Aujourd’hui, Marc Olivier Mahan préside la Jeunesse du COJEP en Europe, la branche jeunesse du Congrès Panafricain pour la Justice et l’Égalité des Peuples.
Fondé en 2001 par Charles Blé Goudé sous le nom de Congrès Panafricain des Jeunes et des Patriotes, puis transformé en parti politique en 2015 lors d’un congrès tenu à Grand-Alépé, près d’Abidjan, le COJEP s’est construit autour d’une ligne claire : justice sociale, panafricanisme, autonomie financière et égalité des peuples. Le parti a depuis essaimé bien au-delà de la Côte d’Ivoire, avec des représentations en Afrique, en Europe, aux États-Unis et en Asie. Son leader, Charles Blé Goudé, ancien ministre de la Jeunesse ivoirienne et figure marquante de la scène politique du pays, a connu un parcours tourmenté : plusieurs années de procédure devant la Cour pénale internationale à La Haye, avant un acquittement qui a ouvert la voie à son retour en Côte d’Ivoire en novembre 2022. Depuis, il a relancé le COJEP, multiplié les initiatives panafricanistes dont la célébration des dix ans du parti en août 2025 autour du thème du panafricanisme et de la démocratisation en Afrique et pris part activement à la vie politique ivoirienne, notamment aux côtés de Simone Gbagbo lors de la campagne présidentielle de 2025.
C’est dans le sillage de cette figure, entre héritage militant et volonté de réconciliation nationale, que s’inscrit aujourd’hui l’action de la jeunesse du parti en Europe. C’est dans cet écosystème que Marc Olivier Mahan a trouvé sa place, non pas comme simple relais, mais comme artisan d’une déclinaison européenne du projet : mobiliser une diaspora souvent dispersée, parfois désabusée, et lui redonner un rôle actif dans la marche du continent. L’engagement de Marc Olivier Mahan se structure autour de trois priorités qu’il énonce avec la clarté de quelqu’un qui sait où il va : le leadership de la jeunesse, le dialogue et la médiation, et la promotion des valeurs panafricaines en Europe.
Trois axes qui ne doivent rien au hasard non plus ils sont le prolongement naturel de sa double formation en philosophie politique et en médiation des conflits. Sa conviction tient en une phrase : la jeunesse est le moteur du changement. Une idée simple, presque une évidence, mais qu’il s’attache à traduire concrètement en travaillant à renforcer la voix et la participation de la diaspora africaine sur le continent européen. Pas dans l’incantation, mais dans la structuration d’une génération qui refuse de choisir entre ses racines africaines et sa vie en Europe et qui entend peser sur les deux rives à la fois. Une génération qui s’organise Le portrait de Marc Olivier Mahan est aussi, en creux, celui d’une génération de la diaspora qui ne se contente plus d’observer de loin les mutations du continent. Formés, structurés, connectés aux réseaux panafricains, ces jeunes leaders entendent devenir des acteurs à part entière du dialogue entre l’Afrique et sa diaspora. Marc Olivier Mahan en est, à sa mesure, l’une des figures les plus déterminées.
Malick sakho