À la tête du Mouvement Jammi Sénégal (MJS), Ibrahima Diop est l’une des figures de la jeunesse “entre guillemets j ai plus de 50 ans“ politique sénégalaise engagée dans le changement. Acteur de terrain, il fut militants de And/jëf de 2000 a 2012. Allié avec le PDS, Ibrahima Diop était le coordonnateur de la cellule de veille du Président Abdoulaye Wade entre 2008 et 2012 pour gérer sa réputation. Il était la tête de liste de AJ/PADS dans le département de tivaouane aux législatives de 2012. A la chute de ce régime Ibrahima retourne en France et continue ses consultances dans le domaine de l'informatique. En 2017, il apporte successivement son soutien au PASTEF aux législatives puis en 2019 à la présidentielle. En 2020 il forme son parti le Mouvement JAMMI Sénégal et obtient son récépissé en 2024. Il etait en coalition avec KAMA2024 dirigée par Boubacar Camara puis a soutenu la mouvance présidentielle aux législatives 2024., Ibrahima convaincu de la nécessité d’un renouvellement profond de la gouvernance, il propose une révolution totale du système politique senegalais tant attendu. Dans cet entretien accordé à Diaspora Magazine, il revient sur son parcours, ses convictions et sa lecture des grands enjeux politiques, au Sénégal comme dans la diaspora.
Vous êtes aujourd’hui président du Mouvement Jammi Sénégal. Pour nos lecteurs, pouvez-vous revenir sur votre parcours académique et professionnel, et nous dire comment s’est construit votre engagement ?
Mon parcours s’est construit à la croisée de la rigueur académique, de l’engagement citoyen et d’une conviction politique profonde. Après l’obtention d’un baccalauréat série D, je me suis orienté vers les sciences et technologies de l’information, domaine dans lequel j’ai acquis un diplôme d’expert en informatique, avec une spécialisation pointue dans l’écosystème Microsoft 365. Cette formation m’a permis d’évoluer professionnellement dans des environnements exigeants, où l’innovation, la méthode et le sens des responsabilités sont essentiels.
Parallèlement à ce parcours professionnel, mon engagement politique est ancien et constant. Il remonte à 1996, à l’époque où, étudiant, je militais au sein du mouvement socialiste. Cette première expérience a forgé ma conscience politique et mon attachement aux valeurs de justice sociale, d’équité et de responsabilité publique. Par la suite, mon cheminement m’a conduit au sein du parti AJ/PADS, où j’ai poursuivi mon apprentissage du combat politique et du travail de terrain.
Avec le temps, l’expérience et la réflexion, il m’est apparu nécessaire de franchir une nouvelle étape. C’est ainsi qu’est né le Mouvement JAMMI Sénégal, fruit d’une volonté de rupture lucide et constructive avec les pratiques politiques traditionnelles. Mon engagement s’inscrit dans une ambition claire : proposer aux Sénégalais une véritable révolution politique et institutionnelle, fondée sur l’éthique, la compétence et la souveraineté citoyenne.
Notre vision est celle d’une République sénégalaise, portée par ses citoyens et au service de l’intérêt général, et non d’une République du Sénégal confisquée par des logiques de pouvoir. C’est cette conviction, nourrie par mon parcours académique, professionnel et militant, qui guide aujourd’hui mon action et mon engagement à la tête du Mouvement JAMMI Sénégal.
À quel moment avez-vous compris que la politique ne serait pas seulement une opinion, mais un véritable combat personnel ?
J’ai compris que la politique ne serait pas pour moi une simple opinion, mais un véritable combat personnel le jour où j’ai pris conscience que, depuis 1960, le Sénégal est gouverné et contesté selon des schémas presque immuables. Qu’il s’agisse de l’exercice du pouvoir ou de la manière de s’y opposer, les pratiques demeurent fondamentalement les mêmes, sans réelle remise en question du modèle politique et institutionnel.
Cette lucidité a transformé mon regard et mon engagement. Elle m’a convaincu que le véritable enjeu n’était pas seulement de changer les hommes, mais de rompre avec des méthodes héritées du passé afin d’ouvrir la voie à une nouvelle culture politique, plus responsable, plus citoyenne et véritablement au service de la République sénégalaise.
Votre formation et vos expériences ont-elles façonné une manière particulière d’aborder l’action politique ?
Oui, indéniablement. Ma formation scientifique et technologique, ainsi que mon parcours professionnel dans le domaine de l’informatique, ont profondément influencé ma manière d’aborder l’action politique. Elles m’ont appris la rigueur, l’analyse des faits, la recherche de solutions concrètes et l’évaluation permanente des résultats.
Cette approche me conduit à considérer la politique non comme un champ de discours abstraits, mais comme un espace d’organisation, de méthode et d’efficacité au service de l’intérêt général. Elle m’amène également à privilégier la transparence, la responsabilité et l’innovation dans l’action publique, convaincu que le Sénégal a besoin d’une gouvernance fondée sur la compétence, la vision et l’anticipation plutôt que sur l’improvisation ou les postures.
Pourquoi avoir créé le parti Mouvement Jammi Sénégal ? Qu’est-ce qui le distingue des autres partis politiques ?
Le Mouvement JAMMI Sénégal est né d’un constat simple mais profond : la scène politique sénégalaise reste largement enfermée dans des pratiques, des discours et des logiques hérités du passé, qui peinent à répondre aux aspirations réelles des citoyens. Après de longues années de militantisme et d’observation de l’exercice du pouvoir comme de l’opposition, il m’est apparu nécesaire de créer un cadre politique nouveau, porteur d’une rupture à la fois lucide et responsable.
Ce qui distingue le Mouvement JAMMI Sénégal, c’est d’abord sa vision : celle de bâtir une République sénégalaise fondée sur l’éthique, la compétence et la primauté du citoyen. Nous ne nous définissons ni par le rejet systématique, ni par l’adhésion aveugle, mais par une approche pragmatique, structurée et orientée vers des solutions concrètes.
Le mouvement se veut également différent par sa méthode : une organisation ouverte, participative et ancrée dans les réalités sociales, économiques et technologiques de notre époque. JAMMI Sénégal n’est pas un parti de circonstances ou de personnes, mais une alternative politique de transformation profonde, porté par la conviction que le Sénégal mérite une gouvernance nouvelle, plus juste, plus moderne et véritablement souveraine.
Quelles sont, selon vous, les valeurs non négociables qui fondent l’identité politique de Mouvement Jammi Sénégal ?
L’identité politique du Mouvement JAMMI Sénégal repose sur un socle de valeurs non négociables, qui constituent à la fois notre boussole morale et notre ligne d’action. La première de ces valeurs est l’éthique, entendue comme l’exigence de probité, de transparence et de responsabilité dans la gestion des affaires publiques.
Vient ensuite la souveraineté citoyenne, qui place le peuple sénégalais au cœur de toute décision politique. Pour nous, l’État doit être au service des citoyens et non l’inverse. Cette souveraineté s’exprime également par la défense d’institutions fortes, justes et indépendantes.
La justice sociale constitue un autre pilier fondamental de notre engagement. Elle implique l’égalité des chances, la solidarité nationale et la lutte contre toutes les formes d’exclusion et d’injustice.
Enfin, nous défendons la compétence et le mérite comme principes de gouvernance. Le Sénégal ne pourra se transformer durablement qu’en rompant avec l’improvisation, le clientélisme et les logiques de rente, pour promouvoir une culture de l’excellence, du travail et de la responsabilité.
Ces valeurs ne sont pas des slogans, mais des exigences permanentes qui fondent l’action du Mouvement JAMMI Sénégal et définissent notre manière de concevoir et d’exercer la politique.
En tant que président, quelles sont aujourd’hui vos priorités et vos responsabilités au quotidien ?
En tant que président du Mouvement JAMMI Sénégal, ma première responsabilité est de veiller à la formation politique et civique de chaque militant qui rejoint notre mouvement. Il est essentiel que tout engagement au sein de JAMMI Sénégal repose sur une parfaite compréhension de nos principes de gouvernance, de nos valeurs éthiques et de notre vision de la République sénégalaise. Former des militants conscients, responsables et compétents est une condition indispensable à toute transformation durable.
Ma seconde priorité consiste à inscrire le mouvement dans une démarche d’utilité nationale permanente. Cela se traduit par une contribution quotidienne et constructive à la gestion des affaires publiques, à travers l’analyse des politiques menées et la formulation de propositions concrètes à l’attention du Président de la République, clé de voûte de nos institutions. Notre ambition n’est pas une opposition de posture, mais un engagement responsable visant à améliorer l’action de l’État dans l’intérêt supérieur de la Nation.
Beaucoup de jeunes se disent désabusés par la politique. Comment Jammi Sénégal tente-t-il de renouer le dialogue avec cette jeunesse souvent marginalisée ?
Le désenchantement d’une partie importante de la jeunesse à l’égard de la politique est une réalité que nous prenons très au sérieux. Pour le Mouvement JAMMI Sénégal, renouer le dialogue avec cette jeunesse marginalisée commence par une écoute sincère et sans condescendance. Il ne s’agit pas de lui parler, mais de l’entendre, de comprendre ses frustrations, ses aspirations et ses urgences sociales, économiques et professionnelles.
Nous œuvrons ensuite à proposer un engagement politique différent, fondé sur la formation, la responsabilisation et la participation réelle aux décisions. JAMMI Sénégal encourage les jeunes à devenir des acteurs à part entière du changement, en leur donnant des outils de compréhension de l’action publique, des espaces d’expression et des responsabilités concrètes au sein du mouvement.
Enfin, nous portons un discours de vérité et de solutions. La jeunesse n’a pas besoin de promesses irréalistes, mais de perspectives claires, d’opportunités réelles et d’une gouvernance qui valorise le mérite, l’innovation et le travail. C’est par cette approche, à la fois honnête, inclusive et exigeante, que JAMMI Sénégal s’efforce de réconcilier la jeunesse sénégalaise avec la politique.
Vous avez soutenu Boubacar Camara a la présidentielle 2024 et le PASTEF lors des législatives. Qu’est-ce qui avait motivé cet engagement ?
Mon soutien à Boubacar Camara lors de l’élection présidentielle de 2024 reposait avant tout sur une convergence programmatique forte. Son projet présentait près de 80 % de similitudes avec la vision et les orientations du Mouvement JAMMI Sénégal. Au-delà de cette proximité, il a également fait preuve d’ouverture en acceptant d’apporter des ajustements à son programme afin de rejoindre nos positions sur des points essentiels de gouvernance et de réforme institutionnelle. Cet esprit de dialogue et de cohérence politique a été déterminant dans notre engagement.
S’agissant des élections législatives, notre soutien au PASTEF s’inscrivait dans une logique de responsabilité nationale. Il ne s’agissait pas d’un ralliement idéologique aveugle, mais d’un choix stratégique visant à éviter qu’une opposition nihiliste ne puisse, par le biais du Parlement, entraver systématiquement l’action de l’exécutif, comme cela a trop souvent été le cas lors des législatures précédentes. Notre objectif était de contribuer à la stabilité institutionnelle et à l’efficacité de l’action publique, dans l’intérêt supérieur du pays
Comment regardez-vous aujourd’hui l’état de la démocratie sénégalaise, après une période politique particulièrement tendue ?
Aujourd’hui, je constate avec inquiétude que la démocratie sénégalaise traverse une période fragile. Nous assistons à une véritable confusion entre la nécessaire reddition des comptes par les gouvernants et ce qui relève de règlements de comptes politiques. Trop souvent, le parquet semble suivre les orientations de l’exécutif, aboutissant à des arrestations fondées sur des chefs d’inculpation inexistants ou infondés.
Cette situation fragilise non seulement la confiance des citoyens dans nos institutions, mais remet aussi en question les principes fondamentaux de l’État de droit et de l’équilibre des pouvoirs. Pour JAMMI Sénégal, il est crucial de restaurer une démocratie véritablement protectrice des droits de tous, où la justice est indépendante et où la responsabilité politique ne se confond jamais avec la répression arbitraire.
Quels sont, selon vous, les chantiers politiques et institutionnels les plus urgents pour le pays ?
Selon moi, le Sénégal fait face à des chantiers politiques et institutionnels majeurs qui ne peuvent plus être différés. Le premier consiste à réduire considérablement le niveau de vie du gouvernement, afin de rétablir l’exemplarité et la proximité des dirigeants avec les citoyens.
Le second chantier prioritaire est celui de l’indépendance et de la liberté de la justice, en particulier par la création d’un juge des libertés garantissant la protection des droits fondamentaux et une application impartiale des lois.
Sur le plan économique et social, il est urgent de repousser les limites du modèle agricole et industriel pour le rendre plus productif et durable, tout en réformant profondément le système éducatif par l’intégration d’une école des métiers qui prépare les jeunes aux réalités du marché du travail et aux besoins de l’économie nationale.
Ces chantiers combinent réformes institutionnelles, économiques et sociales, et représentent à mes yeux la condition sine qua non pour construire un Sénégal plus juste, prospère et moderne.
Le fossé entre la jeunesse et la classe politique est souvent évoqué. Comment l’expliquez-vous, et comment peut-on le combler durablement ?
Le fossé entre la jeunesse et la classe politique s’explique avant tout par un manque d’écoute réelle et de participation effective.
Trop souvent, les jeunes sont relégués au rôle de spectateurs, alors qu’ils devraient être des acteurs à part entière de la vie politique et du développement du pays. Cette marginalisation nourrit le désenchantement, le scepticisme et parfois le rejet de la politique dans son ensemble.
Pour combler ce fossé durablement, il faut d’abord les former et les responsabiliser, en leur donnant accès à la connaissance des institutions, des politiques publiques et des outils de gouvernance. Il faut ensuite leur offrir des espaces de participation concrète, que ce soit au sein des partis, des conseils locaux ou des instances de décision nationales.
Enfin, il est essentiel de proposer des solutions crédibles et réalistes à leurs préoccupations : emploi, éducation, innovation, engagement citoyen. La jeunesse doit sentir que sa voix compte et que son action peut transformer concrètement le Sénégal. C’est cette approche que JAMMI Sénégal s’efforce de mettre en œuvre, en plaçant les jeunes au cœur de notre engagement politique et de notre vision pour le pays.
La diaspora joue un rôle économique et politique majeur. Est-elle, selon vous, suffisamment reconnue à sa juste valeur ?
À mon sens, la diaspora sénégalaise n’est pas suffisamment reconnue à sa juste valeur. Trop souvent, elle est perçue et sollicitée uniquement comme une ressource financière, ou comme un réservoir électoral, plutôt que comme un acteur stratégique et engagé dans le développement et la construction politique du pays.
Cette approche utilitariste est dommageable, car elle ne valorise ni les compétences, ni les expériences, ni le rôle citoyen que la diaspora pourrait jouer dans la modernisation des institutions, la promotion de l’innovation ou la consolidation de la démocratie.
Quelle place Jammi Senegal souhaite-t-il accorder aux Sénégalais de l’extérieur dans la construction nationale ?
Le Mouvement JAMMI Sénégal, reconnaîtra la diaspora comme un partenaire à part entière, capable d’apporter des solutions concrètes et de contribuer activement au rayonnement du Sénégal, au-delà des seuls intérêts électoraux ou financiers.
Quelles réformes ou initiatives seraient nécessaires pour mieux intégrer la diaspora dans les décisions politiques ?
Pour mieux intégrer la diaspora dans les décisions politiques, il est nécessaire de repenser à la fois la reconnaissance et les droits de nos compatriotes à l’étranger. Une initiative centrale consisterait à revaloriser le passeport sénégalais, afin qu’il devienne un véritable outil de coopération internationale, ouvrant davantage de possibilités professionnelles et économiques aux Sénégalais vivant à l’étranger.
Parallèlement, il est important de négocier avec les pays d’accueil pour que nos compatriotes puissent travailler légalement et contribuer activement à la vie économique locale, même en attendant une régularisation complète de leur situation.
Au-delà des aspects administratifs, il s’agit de faire de la diaspora un partenaire stratégique, capable non seulement de participer au développement du Sénégal par l’investissement et le transfert de compétences, mais aussi de s’impliquer concrètement dans les décisions politiques qui façonnent l’avenir du pays.
Comment encourager une participation plus active, notamment des jeunes de la diaspora, souvent tiraillés entre deux réalités ?
Encourager une participation active des jeunes de la diaspora suppose avant tout de reconnaître et de valoriser leur double réalité : à la fois enracinés dans leur pays d’accueil et profondément attachés au Sénégal. Il s’agit de créer des espaces de dialogue et d’engagement qui prennent en compte leurs expériences, leurs compétences et leurs préoccupations spécifiques.
La formation et l’information sont également essentielles : il faut leur fournir des outils pour comprendre le fonctionnement des institutions sénégalaises, les mécanismes de participation citoyenne et les opportunités concrètes d’action.
Enfin, il est nécessaire de proposer des initiatives concrètes, comme des programmes de mentorat, des plateformes de contribution à distance, ou des projets économiques et sociaux dans lesquels ils peuvent s’investir activement. Cette approche permet non seulement de renforcer leur sentiment d’appartenance, mais aussi de faire de la diaspora un véritable moteur de transformation pour le Sénégal.
Quel message personnel adressez-vous aux Sénégalais vivant à l’étranger, qui continuent de s’investir pour leur pays ?
À tous les Sénégalais vivant à l’étranger, je souhaite d’abord leur exprimer ma reconnaissance et ma gratitude pour leur engagement constant en faveur de notre pays. Restez non seulement des ambassadeurs de notre culture et de nos valeurs, mais aussi des acteurs essentiels du développement économique, social et politique du Sénégal.
Votre investissement, souvent dans des conditions difficiles, démontre un attachement profond à la Nation et à ses aspirations. Je vous encourage à continuer à croire en votre rôle et à participer activement, que ce soit par le partage de vos compétences, vos idées ou votre expérience, afin de contribuer à construire une République sénégalaise plus juste, innovante et souveraine.
Le Mouvement JAMMI Sénégal, vous invite à être des partenaires stratégiques dans notre vision d’un Sénégal où chaque citoyen, où qu’il se trouve, peut peser sur l’avenir du pays.
À titre personnel, comment vous projetez-vous dans l’avenir politique du Sénégal ?
À titre personnel, nous projetons le Mouvement JAMMI Sénégal dans l’avenir politique du Sénégal avec une ambition claire et déterminée : participer activement à la transformation du pays en incarnant une véritable révolution politique, au service de tous les citoyens.
Cette ambition ne se limite pas à l’exercice du pouvoir, mais vise avant tout à réformer en profondeur nos institutions, nos pratiques politiques et notre gouvernance, afin de construire une République sénégalaise où l’éthique, la compétence et la participation citoyenne deviennent la norme.
Notre engagement est de faire en sorte que chaque Sénégalais, quelle que soit sa condition ou sa localisation, puisse être acteur et bénéficiaire du changement, dans un pays plus juste, plus moderne et véritablement souverain.
Pour conclure, quel message souhaitez-vous adresser aux lecteurs de Diaspora Magazine, au Sénégal comme dans la diaspora ?
Aux lecteurs de Diaspora Magazine, au Sénégal comme à l’étranger, je souhaite avant tout adresser un message d’unité et d’engagement. Le Sénégal a besoin de la participation active de tous ses enfants, où qu’ils se trouvent, pour construire une République juste, moderne et tournée vers l’avenir.
Je les invite à croire en leur pouvoir d’action, à s’impliquer dans la vie citoyenne et à contribuer, chacun à sa mesure, à la transformation de notre pays. Pour le Mouvement JAMMI Sénégal, chaque voix, chaque idée et chaque action comptent. Ensemble, nous pouvons bâtir un Sénégal où l’éthique, la compétence et la souveraineté citoyenne ne sont pas de simples mots, mais une réalité vécue par tous.
Entretien : Malick Sakho