Le 10 juin 2026 marque le deuxième anniversaire du rappel à Dieu d’El Hadji Papa Babacar Dramé. Deux années se sont écoulées depuis que cet homme d’exception a quitté les siens, laissant derrière lui le souvenir d’une vie entièrement consacrée au service de son pays, de sa famille et de ses principes.
À travers un témoignage empreint d’émotion, de gratitude et de respect, sa fille, Madame Nafissatou Dramé, a tenu à rendre un hommage vibrant à celui qu’elle considère non seulement comme un père exemplaire, mais aussi comme l’une des figures discrètes de l’administration sénégalaise. Un homme dont la grandeur ne s’est jamais mesurée aux honneurs reçus, mais à la noblesse du devoir accompli.
Administrateur civil principal de classe exceptionnelle, El Hadji Papa Babacar Dramé a consacré plusieurs décennies de sa vie au service de l’État du Sénégal. Son parcours professionnel force le respect. Il a occupé de hautes responsabilités administratives, notamment comme préfet dans plusieurs localités du pays, contribuant avec rigueur et loyauté à la consolidation de l’administration territoriale sénégalaise. Son décès, survenu le 10 juin 2024 à Dakar à l’âge de 98 ans, avait suscité une vive émotion parmi ceux qui l’avaient connu et côtoyé.
Mais au-delà du fonctionnaire respecté, c’est l’homme que sa fille évoque avec une profonde tendresse.
« Mon père a servi sans jamais chercher les honneurs », confie-t-elle. Une phrase simple qui résume toute une existence. Dans un monde où les distinctions et la reconnaissance publique sont souvent recherchées, El Hadji Papa Babacar Dramé avait fait un autre choix : celui de la discrétion, de l’intégrité et de la droiture.
De Banfora à Tambacounda, de Ziguinchor à Saint-Louis, de Kaffrine à Mbour, de Diourbel à Dakar, il a sillonné les territoires qui lui furent confiés avec le même sens du devoir. Partout où il est passé, il a laissé l’image d’un administrateur rigoureux, juste et profondément attaché à l’intérêt général. Pour lui, servir l’État n’était pas un métier ; c’était une mission.
Cette conception exigeante du service public puisait sa source dans des valeurs profondément ancrées : le respect de la parole donnée, le travail bien fait, la loyauté envers la nation et la foi en Dieu.
Ce qui frappe dans le témoignage de Madame Nafissatou Dramé, c’est la cohérence remarquable entre les convictions de son père et sa manière de vivre jusqu’à ses derniers jours.
En 2024, alors qu’il était âgé de 98 ans, il avait tenu à accomplir son devoir de citoyen en se rendant personnellement aux urnes pour participer à l’élection présidentielle. Un geste qui, pour beaucoup, pouvait paraître anodin. Pour lui, il représentait un acte de fidélité envers la République et les valeurs auxquelles il avait consacré toute sa vie.
Jusqu’au bout, il est resté fidèle à ses principes.
Jusqu’au bout, il a cru en l’importance de l’engagement citoyen.
Jusqu’au bout, il a considéré que chacun devait apporter sa contribution au destin collectif de son pays.
Pour sa famille, cette image restera sans doute l’une des plus marquantes : celle d’un homme presque centenaire qui, malgré le poids des années, refuse de se soustraire à ce qu’il considère comme un devoir.
Mais l’héritage d’El Hadji Papa Babacar Dramé ne se limite pas à sa carrière administrative. Il réside également dans les valeurs qu’il a transmises à ses enfants, petits-enfants et à tous ceux qui ont eu le privilège de le connaître.
Pour Madame Nafissatou Dramé, son père demeure un modèle de probité, d’humilité et de foi. Son souvenir continue d’éclairer leur quotidien et d’inspirer les générations qui lui succèdent.
À l’occasion de ce deuxième anniversaire de son rappel à Dieu, elle invite parents, amis, anciens collaborateurs et compatriotes à avoir une pensée pieuse pour lui, à réciter la Fatiha ainsi que des sourates en sa mémoire et à formuler des prières pour le repos de son âme.
Car au-delà des fonctions occupées et des responsabilités assumées, c’est avant tout un homme de bien dont elle célèbre aujourd’hui la mémoire.
Un père aimant.
Un serviteur loyal de l’État.
Un citoyen exemplaire.
Un croyant sincère.
Deux ans après son départ, son souvenir demeure vivant dans les cœurs. Son parcours continue de témoigner qu’il est possible de consacrer toute une existence au service de son pays sans jamais céder à la recherche des privilèges ou des honneurs.
En rendant cet hommage à son père, Madame Nafissatou Dramé rappelle une vérité essentielle : certaines vies ne s’éteignent jamais vraiment. Elles continuent de vivre à travers les valeurs qu’elles ont semées, les exemples qu’elles ont laissés et les générations qu’elles ont inspirées.
Qu’Allah, dans Son infinie miséricorde, accorde à El Hadji Papa Babacar Dramé Son pardon, Sa lumière et la plus haute demeure du Paradis.
Inna lillahi wa inna ilayhi raji’oun.
À Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.
Ta Fille Nafissatou Dramé