L’Agence sénégalaise de la Couverture Sanitaire Universelle (SEN-CSU) et la Maison de la Presse Babacar Touré (MPBT) ont officialisé un partenariat pour sécuriser la prise en charge médicale des professionnels de l’information. Ce dispositif concret offre une couverture de 80% des frais de santé dans les structures publiques et 50% sur les médicaments, marquant une avancée majeure dans la protection sociale des journalistes et de leurs familles.
Face à la précarité médicale qui frappe de plein fouet le monde des médias, l’Agence sénégalaise de la Couverture Sanitaire Universelle (SEN-CSU) et la Maison de la Presse Babacar Touré ont signé une convention majeure. Cet accord garantit désormais une prise en charge des frais de santé allant jusqu'à 80 % pour les professionnels de l'information.
C’est un ouf de soulagement pour le monde des médias sénégalais. Réunis ce mardi à Dakar, le directeur général de la SEN-CSU, le docteur El Hadj Séga Guèye, et le directeur général de la Maison de la Presse Babacar Touré, Sambou Biagui, ont paraphé une convention de partenariat cruciale. L'objectif est clair : apporter une réponse concrète, structurelle et durable à la vulnérabilité sanitaire des acteurs du secteur de l’information.Trop souvent, de nombreux journalistes, techniciens et professionnels des médias restent exposés aux conséquences parfois dramatiques de la maladie, faute de ressources financières suffisantes pour accéder à des soins adéquats. Une anomalie socioprofessionnelle que le docteur El Hadj Séga Guèye a fermement déplorée. "Pourtant, les journalistes, techniciens et autres professionnels de l’information jouent un rôle essentiel dans la vie nationale, car ils sont les témoins du quotidien, les relais de l’information sanitaire et des acteurs majeurs de la sensibilisation", a-t-il rappelé avec insistance.
L'accord signé ne se limite pas à des déclarations d'intention. Il pose les bases d’un dispositif de protection sociale solide. Concrètement, la convention prévoit une prise en charge de 80 % des frais de santé des bénéficiaires dans l’ensemble des structures médicales publiques conventionnées. Le ticket modérateur à la charge de l'employé des médias est ainsi strictement limité à 20 %.Le panier de soins s'avère particulièrement étendu. Les bénéficiaires et leurs familles directes auront également droit à une couverture de 50 % sur l'achat des médicaments dans les pharmacies agréées. Les prestations réalisées au sein des cliniques privées partenaires de la SEN-CSU font également partie du protocole. « La signature de cette convention marque une étape majeure dans la construction d’un dispositif durable de protection sociale au bénéfice des professionnels des médias et de leurs familles », s'est félicité le directeur général de la SEN-CSU.
Du côté de la Maison de la Presse Babacar Touré, cette journée est à marquer d'une pierre blanche. Pour son directeur général, Sambou Biagui, cet accord représente « une avancée sociale majeure pour la presse ». Il a tenu à rappeler que cette signature n'est pas le fruit du hasard, mais bien l'aboutissement d’un processus rigoureux engagé depuis plusieurs années. Ce cheminement avait notamment été amorcé par la création de la Mutuelle de Santé des Professionnels de l’Information et de la Communication (MPIC).M. Biagui a également profité de cette tribune pour saluer publiquement le rôle prépondérant joué par l’Association de la Presse pour l’Entraide et la Solidarité (APRES), ainsi que l’engagement sans relâche d’éminentes figures des médias qui ont œuvré dans l’ombre pour concrétiser ce projet salvateur.Sur le plan opérationnel, la Maison de la Presse Babacar Touré n’assurera pas qu'un rôle de figuration. Elle va désormais endosser la responsabilité d’assurer l’interface technique et administrative entre les différentes organisations professionnelles de la presse et la SEN-CSU. À ce titre, elle aura la charge de faciliter l’adhésion des bénéficiaires, de collecter l’ensemble des cotisations et de coordonner les actions avec les services techniques de l'État.
Au-delà de l’aspect purement administratif et financier, les deux signataires ont insisté sur la très forte charge symbolique de cet accord. Pour Sambou Biagui, cette démarche dessine les contours d'une véritable marque de solidarité et de reconnaissance nationale. « Au-delà d’un simple acte administratif, cette convention traduit la reconnaissance de la Nation envers les professionnels des médias et leur contribution majeure au développement du pays », a-t-il fait valoir. Elle démontre surtout qu’il est possible de bâtir des solutions durables lorsque les institutions publiques et les organisations professionnelles unissent leurs forces.
Le message est désormais clair et la balle est dans le camp des acteurs des médias. La Maison de la Presse invite dès à présent toutes les organisations professionnelles, les rédactions et les syndicats de presse à s’approprier pleinement cette initiative et à contribuer activement à son succès populaire. Ce partenariat ouvre ainsi de nouvelles perspectives de sensibilisation pour ancrer définitivement la culture de l’assurance maladie au Sénégal.
Aly Saleh