Devant France 24, devant RFI,
il ne s’agit pas d’une scène, c’est un seuil.
Un homme debout, seul face aux micros qui ont porté tant de récits sur l’Afrique.
Pas de colère, pas de supplique, la dignité comme posture première.
Dans le regard, il n’y a pas de défi,
mais la mémoire d’un peuple qui apprend à parler pour lui-même.
La souveraineté ne se crie pas, elle se tient.
Une philosophie se dégage, c’est l’instant où le sujet colonial devient sujet parlant.
Au delà de la métaphysique, c’est la preuve que la parole peut redevenir acte.
Que dire du spirituel !
c’est l’exigence de rester intègre quand le monde t’observe.
De manière factuelle, Ousmane Sonko porte un discours de rupture avec la Françafrique et ses conditions extérieures.
Sa poésie rappelle que la fierté d’un peuple ne se négocie pas en salle de rédaction.
Il ne cherche pas à convaincre l’Occident, il s’adresse à l’histoire,
et l’histoire, elle, écoute avec attention telle un effet miroir aussi clair que la clairvoyance divine.
Doudou Sarr