Le Sénégal dispose d'arguments juridiques majeurs pour contester la décision de la CAF, reposant sur quatre piliers fondamentaux :
Le match est allé à son terme : Contrairement aux dispositions des Articles 82 et 83, il n'y a eu ni abandon définitif ni refus de jouer. Les joueurs sont revenus sur la pelouse après l'interruption, ont disputé les prolongations et l'arbitre a officiellement validé la fin du match avec une victoire sénégalaise.
Responsabilité de l'arbitre et intentionnalité : L'arrêt du jeu a été provoqué par l'arbitre (consultation VAR sous pression) et non par une volonté du Sénégal de saboter la rencontre. Le retrait temporaire des joueurs ne peut être juridiquement assimilé à un abandon puisque le jeu a repris normalement.
Incohérence et sécurité juridique : En validant initialement le résultat et en n'infligeant que des amendes, la CAF a reconnu la validité du match. Modifier radicalement cette décision deux mois plus tard pour accorder une victoire 3-0 au Maroc crée un précédent dangereux qui contredit le principe de sécurité juridique.
Souveraineté du résultat sportif : Devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), le principe du « résultat acquis sur le terrain » est prédominant. Annuler une victoire acquise au terme du temps réglementaire pour une sanction administrative est une mesure jugée disproportionnée en l'absence de faute d'une gravité exceptionnelle.
Maintenant le plus important c’est de faire bloc derrière l’équipe et ne surtout pas politiser cette affaire. Le droit sera dit devant la tribunal arbitral du sport à Lausanne en suisse . Aucune disposition de la justice sportive ne peut permette en l’espèce au TAS de confirmer la décision de la CAF. Retirer cette CAN au Sénégal signifie que la TAS doit faire de même pour la CAN de 1976 que le Maroc avait remporté devant la Guinée après avoir quitté le stade pour avoir avoir contesté une décision de l’arbitre.
Que le droit soit dit dans cette affaire .
Par Magatte Diop
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